Italianisation du mot français plafond avec sa traduction transalpine soffitto. Il faut croire que depuis la Rennaissance, l'Italie ne cesse d'influencer la France.
Francisation du verbe anglais to spoil, « gâcher, abimer » ; récemment traduit par divulgâcher en français par nos amis québécois pour éviter l'anglicisme alors qu'il est issu de l'ancien français espoillier, lui-même issu du latin spoliare, d'où nous viennent les verbes spolier et dépouiller. En vérité donc, le verbe spoiler est franco-français même s'il a traversé la Manche dans les deux sens. Douce ironie.
Arrête, tu vas me spoiler !
Prononciation à la portugaise du mot français bouteille. En portugais, rien à voir, on dit garrafa dont on tire aussi le mot garrafão avec le suffixe augmentatif ão que l'on traduit par dame-jeanne ou bonbonne. Peut s'orthographier boutelha ou _botelha_en gardant la racine française ou encore butelha en passant complètement à la graphie portugaise. Ça en bouche un coin à tous les repas de famille.
Va me chercher une autre boutelha à la cave, s'il te plaît.
— Écoute-moi bien, j'ai ramené 70 butelhas de vinho do Porto cette année dans le coffre de la Mercedes.
— Encore un peu et tu te lances dans l'import-export !
Francisation du verbe corse arrubà, voler en français.
Il a arrubé des chewing gums à l'épicerie, ce malotru !
Ah bon ? prononcé et réduit à la portugaise.
Lusophonisation de l'expression française Ah bon ? par prononciation à la portugaise du suffixe on en ão. Le groupe de mots est ici remanié et réduit à un seul.
Abão, tu aimes les escargots, toi maintenant ?
Abão, já vieste de férias ?
Francisation du verbe anglais to chat, discuter en français, principalement utilisé aujourd'hui en référence à nos échanges virtuels sur les réseaux ou messageries instantanées.
On a chatté ensemble toute la nuit sans discontinuer.